Initié par Pety Rakotoniaina et quelques politiciens malgaches, le mouvement du Fanjakana Gasy vise à créer un “Etat dans l’Etat” dans la partie sud de Madagascar. Stake experts revient sur la chronologie de ce court mouvement proto-sécessionniste.

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L’action du « Fanjakana Gasy » et ses retombées politiques

Elle s’est faite en deux temps : d’abord une déclaration au mois d’aout  2018 affirmant la séparation du Sud de Madagascar du reste du territoire par le biais d’un mouvement politique dénommé « Hetsika mijoro amin’ny faritany roa : Fianarantsoa et Toliary » (Mouvement issu des deux provinces : Fianarantsoa et Toliary) ; ensuite un changement d’appellation en octobre 2018 en labellisant ces deux provinces «  Fanjakana gasy ». Outre la création d’une nouvelle constitution, le mouvement visait à boycotter les élections présidentielles de 2018. Prenant ses bases sur le sous-développement chronique du Sud de l’Ile, première victime de l’inaptitude du pouvoir central à appliquer une politique redistributive, le mouvement a tenu quelques manifestations dans la capitale depuis juin 2018, mais a été peu suivie par la population. Le mouvement a été quasi-unanimement rejeté et condamné par la population. L’absence de réelle base populaire, l’illégitimité perçue des leaders et le flou entourant les revendications (et le concept même de Fanjakana Gasy) ont contribué à cet échec.

Les deux principales têtes de proue, Pety Rakotoniaina et Rainidina Rajoharison ont été emprisonnées pour atteinte à la sûreté de l’État. Ils purgent des peines d’emprisonnement de 12 mois ferme et 18 mois avec sursis, respectivement.

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